Ça va beaucoup trop loin : les IA génératives créent des photos et vidéos qui font des supports masturbatoires beaucoup trop convaincants.
Je propose un moratoire, puis une législation.
Il faut un cap clair. […] Il y a eu une inversion des rapports de force.
Les modèles d’intelligence artificielle générative sont aujourd’hui capables de produire des représentations hyperréalistes de corps masculins nus ou à moitié nu, tout aussi convaincantes que les productions pornographiques traditionnelles. Ces images peuvent être spécifiquement ajustées aux fantasmes de l’utilisateur (âge, type racial, pilosité, mise en scène, etc.), ce qui ouvre la voie à des formes de sexualité entièrement algorithmiques.

DOMTOP/TTBM et MASC4MASC22cm t’attendent en chambre 312.
Je ne serais pas étonné que, dans quelques années — ou quelques mois ? — certaines plateformes proposent de constituer son propre film porno à la carte, en fournissant à une IA générative les critères souhaités.
Ces images suscitent parfois même plus de fantasme parce qu’elles sont plus idéalisées, débarrassées de la banalité du réel (pas de vergetures, de boutons sur la fesse, ou de grimaces hasardeuses qui font pourtant partie de la réalité de la sexualité). Elles permettent de mettre en œuvre les fantasmes les plus purs en rendant accessible ce qui était jusque-là cloisonné à nos cerveaux. Les corps générés sont souvent conformes à des normes hyper-viriles (musculature, pilosité, traits faciaux « parfaits »), très présentes dans l’imaginaire gay masculin, notamment celui véhiculé par le porno des années 1990-2010 (les labels Falcon, Colt, Bel Ami…). Ces outils peuvent ainsi renforcer des normes visuelles oppressives ou irréalistes, en particulier autour de la race, de l’âge, du type corporel.







Choose your Daddy !!!
La pornographie, en sélectionnant les acteurs les mieux bâtis, les mieux membrés et les plus performants, induit déjà une distorsion du réel et de la sexualité dans la vraie vie. On peut s’interroger sur l’impact que cela aura sur la construction de tout un tas de jeunes pour qui, progressivement, le réel semblera de plus en plus fade et qui ferons l’expérience une forme de dégoût du corps imparfait, du sexe non scénarisé.

Je vais pas te faire courir moi…
Le danger à terme est que de telles représentations, de tels avatars, remplacent l’humain comme objet de désir, et nous dirigent vers une sexualité sans altérité, aseptisée, sans odeur, sans chaleur.
Alors, bien évidemment, ma remarque est dite avec humour — mais pour autant, la question n’est pas si anodine que ça (puisque je me la pose :-p).
Un peu partout, on assiste à l’abaissement brutal des frontières entre humains et machines. Les IA représentent déjà un support émotionnel, une présence affective, amicale ou amoureuse pour certains, qui ne savent plus trop quelle est la distance opportune à mettre dans leur relation à la machine, ou qui sont simplement trop fragiles pour le faire.

Hallucinant tout de même tous ces portraits plus sexy les uns que les autres !!!
C’est clair, c’est barge.
Quand on pense qu’il y a quelques mois, le résultat produit par ces ia était très hasardeux avec trois tétons, 4 doigts, et un œil a Napoli l’autre à Rome.