Renato Nicolodi est un artiste belge dont le parcours artistique, initialement orienté vers la peinture, s’est progressivement tourné vers des sculptures souvent conçues en béton, pierre, bois ou laiton.




Nicolodi puise son inspiration dans les récits familiaux liés à la Seconde Guerre mondiale : son grand-père, orphelin italien devenu résistant après un internement par les Allemands, et sa grand-mère, injustement emprisonnée pour collaboration. Ces témoignages ont profondément marqué son travail, et il les a enregistrés dès l’enfance pour les préserver.
Il crée des œuvres évoquant des architectures antiques ou totalitaires : bunkers, sanctuaires, temples, portails monumentaux, mausolée.





Les formes architecturales qu’il conçoit sont à la fois inquiétantes, imposantes, brutales et méditatives mais procurent un certain apaisement propice à l’introspection, au recueillement.


L’artiste délivre un bel hommage à l’architecture et rappelle la porosité entre architecture et sculpture.
Ce faisant, il rappelle que l’architecture peut être doit être? perçue comme une expérience esthétique à part entière, loin d’une approche seulement utilitaire.
Architecture et sculpture se nourrissent et s’invoquent tours à tours: Ce qui pourrait être architecture devient sculpture, et ce qui pourrait être sculpture prend la monumentalité de l’architecture.


Très cool, ça me rappelle un peu tes propres tests de sculptures en béton, tu le connaissais déjà ?
Non, je ne le connaissais pas encore 🙂
Autant te dire que quand je l’ai découvert, je suis tombé en amour.