Jeudi dernier, j’ai eu le plaisir d’assister au spectacle Le Chant du Palmarium au Jardin des Plantes de Nantes.
Dans le cadre du Voyage à Nantes en hiver, le Jardin des Plantes s’associe à un artiste pour offrir une expérience unique : une découverte de sa grande serre tropicale mise en lumière. Avec les sons de la jungle guyanaise capturés par Marc Namblard et retravaillés par Thomas Cochini, un jeu subtil de lumières, et une poignée de privilégiés transportés dans ce cadre enchanteur en plein cœur de l’hiver, l’événement proposait une immersion originale au coeur de l’hiver.
Pour ma part, il s’agissait de ma première visite de la serre du Jardin des Plantes. Malgré mes dix années à Nantes et mes six ans en tant que voisin du jardin, je n’ai jamais osé réserver une visite des serres.
L’expérience s’est révélée particulièrement agréable :
La nuit confère une ambiance singulière, effaçant les limites physiques imposées par la serre. Très vite, on se laisse emporter dans une bulle, au beau milieu de la forêt amazonienne à la nuit tombée. La température constante de 25 degrés, combinée au jeu de lumières, accentue cette sensation de dépaysement total au cœur de l’hiver.
L’arrangement sonore, synchronisé aux effets lumineux, nous permet de vivre ces trente minutes au rythme de la forêt. On entend ainsi les habitants de la forêt, les crapaud buffle, les singes hurleurs, ou encore des abeilles mélipones et les bruits des tempêtes tropicales qui rythment la vie de la forêt. L’immersion ne s’arrêtait pas là. C’est aussi une expérience olfactive et tactile : l’odeur si particulière de la forêt tropicale, mêlée à celle du petrichor, vient titiller nos sens, tandis que la fine brume tropicale caressait notre visage.




Chaque participant était libre de vivre cette expérience selon ses envies : soit en déambulant dans l’espace pour découvrir chaque espèce végétale et observer les nuances lumineuses tout en notant les variations sonores propres à chaque recoin, soit en choisissant un point d’observation où s’asseoir et se laisser emporter, un peu comme lors d’une séance de méditation.






Cela avait l’air bien cool !!! 🙂
Ça l’était.
C’était marrant de rentrer dans le jardin en pleine nuit et le différentiel de température était hyper agréable alors qu’il faisait assez froid à l’extérieur.
Il n’y a pas trop de monde, beaucoup d’absents chaque soir donc ça laisse encore la possibilité d’y aller jusqu’au 4 janvier.